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Un air de... Cabaret off

Création juillet 98, Festival d’Avignon, TNT Toulouse, L'Entrepôt (Paris) et tournée en France

Mise en scène : Patrick Abejean

Décor : Jean-Baptiste Gaudin

Avec : Dalila Khatir, Catherine Pavet, Domi Giroud, Hélène Salies , Hélène Sarrazin, Denis D’Arcangelo, Jean-Pierre Deicheix, Patrick Abejean.

Des personnages chanteurs déconcertants, et déconcertés, s'amusent à pratiquer l'insolence cabaretière. A travers textes brefs et chansons, ils transportent les spectateurs dans des histoires complètement différentes toutes les 3 minutes. Leur soirée se déroule sur une petite scène décorée de toiles peintes, et autour des tables où sont assis les spectateurs.

Un plasticien, piano, accordéon, percussions, des comédiens chanteurs composent un ensemble aux harmonies déconcertantes en textes brefs et acides et ritournelles entêtantes. Idéal après les spectacles.

Armelle Héliot Le Figaro

 

Patrick Abejean nous fait pénétrer dans un cabinet de curiosités remis au goût du jour, dans un capharnaüm tendance brocante. Le résultat est jubilatoire.Un spectacle vivifiant, joyeux qui met le spectateur dans un état d’émerveillement.

Mention spéciale à la version épatante de Youkakli de Kurt Weil chanté par Dalila Khatir ! Une Revue.. et corrigée à ne pas manquer.

Garance Hayat Scènes-Art 

 

C’est un moment de délice dans ce Festival Off 1998.
De « vieilles » chansons sont réincarnées avec sang et oxygène par des filles et des garçons qui ont une pêche d’enfer. C’est inventif, vitaminé, culotté et prodigieusement généreux. Velours langoureux de la voix, lancinance de la tendresse : la chanson comme signe de reconnaissance tribal, comme message social, comme lien amical et même comme Gardénal, quand la vie est insupportable..

Tout ici est amoureusement et humoureusement chanté, joué, travaillé pour donner de la joie au spectateur.

Le rythme de la mise en scène et la vivacité de la troupe nous bouscule fraternellement, nous envoient de gros baiser qui claquent et nous laissent étonnés de tant de largesse dans l’offrande musicale.

Il y a eu ce soir-là cinq rappels : le tabac !

Vincent Cambier

 

Les Cyranoïaques vont jusqu’à être génialement calamiteux. Sorte d’enfants très spirituels de Fernand Raynaud et de Joséphine Baker.

Ne pas rater l’occasion d’être nez à nez avec eux.

Mention, bouche bée, à Dalila Khatir pour son «callassien » Youkali.

À quoi fait invariablement écho Bambino en cinq langues croisées…

Ph.C Midi Libre

 

C’est désopilant. Cette équipe de « Patronnage » à qui on ne confierait pas nos enfants savent baisser les paupières pour chanter Par le trou ( Pauline Carton l’avait dans son répertoire ) , avouer Je suis pocharde ou encore s’emballer dans un Bambino multilingue. Il pleut des chansons réalistes et autres rengaines. Le public en redemande.

J-P B La Tribune

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Dans cet esprit, il y eut aussi...

Cabaret Rouge Baiser

Création en novembre 2001

au Théâtre Le Village à Neuilly sur Scène.

Mise en scène : Patrick Abejean

Rouge baiser, c’est d’abord le nom d’un rouge à lèvres, rouge à lèvres d’une autre époque, rouge à lèvre inaltérable. Comme son nom l’indique le plus ardent baiser ne pourra l’estomper.

Rouge passion. Rouge infernal. 

Rouge à lèvres pour midinette. Chansons d’amour. Amours en tous genre. Amours pour tous les goûts. Des baisers rouges pour chanter l’Amour.

...et Colette au Music-Hall en mai 2002

Lecture spectacle : mise en scène et mise en musique de textes de Colette et de Pauline Carton (partitions de Fauré, Poulenc, Xanrof...) 

Mise en scène : Patrick Abejean

Avec Patrick Abejean, Domi Giroud et Catherine Pavet.

Pianiste : Catherine Pavet ou Hélène Salies.

On est comme embarqué dans la vie d ‘artistes de cette époque-là, à la rencontre d’une Colette peu connue. Décrivant cet univers avec toute la superbe de son verbe dans «  L’envers du music-hall » et « La vagabonde » oeuvres retenues par Les Cyranoïaques pour leur spectacle.

Tout y est, : l’âpreté de la négociation d’un contrat, les engueulades avec l’habilleuse, la grève pour de meilleures conditions de travail, l’exigence des répétitions, « cette solidarité superficielle qui ne rassemble que sur le plateau et qui laisse un grand vide au retour du train à Paris. »

Les mots sont merveilleusement servis par les comédiens, des mots simples, des mots chaleur, des mots émotion. Domi Giroud et Patrick Abejean chantent aussi bien qu’ils disent, accompagnés par la délicatesse de l’accordéon de Catherine Pavet.

La lumière se rallume. Nous accostons tous sur le quai d’une gare du début du XXème siècle, embarqués que nous étions dans cette atmosphère rare, comme coupé du monde. 

Un très beau moment de théâtre.

La Dépêche du Midi