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Monsieur Marcel

Création des Cyranoïaques (septembre 1992), d'après les textes de Marcel Proust.

Cave Poésie (Toulouse), La boite à jeux (Bordeaux)

Mise en scène : Hélène Sarrazin.

Avec : Domi Giroud & Patrick Abejean.

Proust est couché dans son lit, le visage dans l'ombre. Seule, la lueur d'une petite lampe de chevet sur la page en train de s'écrire.

Céleste ordonne le rituel de l'essence de café, des fumigations, des piles de mouchoirs.

En 2001, les Cyranoïaques reviennent à Proust avec À la recherche du temps perdu, lecture spectacle, mise en scène de textes de Marcel Proust et de Céleste Albaret.

Mise en scène : Patrick Abejean

Avec Patrick Abejean, Domi Giroud.

Le temps passe et Céleste écoute. Peu à peu, les fragment s’assemblent et se met en place la personnalité d’un écrivain au style élégant, raffiné et précis, non exempt d’une préciosité souligné par le jeu du comédien, admirable.

C. Bonrepeau Flash

 

Patrick Abejean s’est construit un personnage très attachant, sans doute très proche du modèle.

La voix de l’acteur est posée, douce, musicale ; elle délivre la phrase magnifiquement balancée.

L’acteur fait renaître presque sous nos yeux des personnages et des situations que notre mémoire affective a fixés depuis longtemps. Il est urgent de lire ou de relire Proust. L’écoute d’un pareil spectacle incite à ce parcours de soi-même.

Qualité totale de cette évocation de Proust : pas un instant d’ennui, une émotion continue, un humour délicat, des moments de drôlerie, le tout en revenant avec les comédiens à une mise en scène discrète et soignée d’Hélène Sarrazin qui a le goût du théâtre bien fait.

J.L. Crassac La Dépêche

Quelle habileté, cette mise en scène assez sobre pour laisser le premier rôle à l’oeuvre et assez riche pour lui créer une ambiance. Le temps passe et l’eau continue de frémir dans la bouilloire..

Une très belle performance de comédien, essayez donc, même avec un texte superbe, de captiver public du fond de votre lit pendant une heure… Patrick Abéjean excelle dans ce rôle. Quant à Domi Giroud

(Céleste), quelle présence que ces haussements d’épaules, ses soupirs, son affabilité. Il faut dire qu’avec le nom de leur troupe, on leur en aurait vraiment voulu d’être tièdes et transparents.

S.P. La Dépêche